Le paradoxe végétal.

 

Vers Bességes et ses environs, nous  poursuivons les explorations de la rivière Céze et de ses affluents asséchés afin d’estimer les effets du réchauffement climatique, notamment lors des canicules, pour évaluer les conséquences de la sécheresse sur les espèces végétales et animales soumises à de fortes contraintes sélectives.

A la limite de la survie, la ripisylve des berges très arborées, constitue un couvert végétal protecteur des rayons brûlants du soleil, où l’on constate des paradoxes consécutifs au stress hydrique : Le castor se réfugie dans son profond terrier humide et sort plus tardivement pour s’alimenter de feuilles fraîches, l’écrevisse s’enfouit dans la vase, les grenouilles se dissimulent dans les algues qui prolifèrent…

C’est alors le temps du paradoxe végétal, transportées et enfouies par les derniers flots, les graines fertilisées par les algues desséchées, se mettent à pousser dans le lit de la rivière aux galets surchauffés, ces végétaux constituent une nourriture hydratée appréciée par les chevreuils et les petits mammifères alors que la ressource en eau diminue dans les derniers trous d’eau.

La recherche sur l’évolution des espèces dans les milieux arides, nous donne de précieuses indications pour préserver l’environnement et adapter les activités socio-économiques d’une civilisation menacée par les dérèglements climatiques. Localement, il est urgent de s’impliquer dans l’étude des processus évolutifs complexes pour mieux affronter les crises. J'encourage les plus jeunes à poursuivre leurs études en Sciences de la Ve et de la Terre pour continuer mes recherches en évolution biologique et transformations de la civilisation.

 

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