La ligne Alès-Bessèges est une relation ferroviaire longue de 32 kilomètres qui relie Alès à Bessèges, entièrement dans le département du Gard. Elle est intimement liée à l'histoire de l'extraction du charbon dans les Cévennes.

Elle emprunte deux lignes (infrastructure) : la ligne de Bessèges à Robiac (no 808000) et la section de Robiac à Alès de la ligne du Teil à Alès (no 805000). Cette ligne en impasse est en correspondance à Alès avec la ligne Saint-Germain-des-Fossés - Nîmes-Courbessac.

Depuis octobre 2012 la relation ferroviaire Alès-Bessèges est suspendue.

 

Dès 1847, le développement minier et industriel du bassin houiller de la Cèze est limité par l'insuffisance du réseau routier qui ne permet pas de résister à la concurrence du bassin minier de la Grand-Combe. En 1852, la demande d'une « concession d'un chemin de fer de Bessèges à Alais » est déposée par la « Compagnie houillère de Bessège »1.

Le décret du 7 juin 1854 concède ce chemin de fer à MM. de Veau, de Robiac et Compagnie et le 16 août 1855 les statuts de la Compagnie du chemin de fer de Bessèges à Alais sont approuvés. L'État n'apporte ni garantie d'intérêt ni subvention, la compagnie doit prendre à son compte la totalité du coût de la construction qu'elle s'engage à réaliser dans les quatre ans. Elle soustraite le chantier à l'entreprise Maydieu, Tourneux et Lenoir, avec un délai de réalisation limité à deux années. Le coût du chantier est estimé à 5,4 millions de francs. Pour assurer la réussite de l'entreprise, en évitant des déperditions de trafic vers le bassin concurrent, en 1855, la compagnie prend également en charge la construction d'un embranchement de 11 kilomètres de Bessèges à Portes et s'engage à y assurer un transport gratuit. Afin de mettre toutes les chances de son côté en bénéficiant du savoir-faire et des moyens d'une grande compagnie, l'exploitation est confiée à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM)1.

Le tracé nécessite des travaux importants, près de 700 000 mètres cubes sont déplacés. l'entreprise ne pouvant respecter le délai imparti, la Compagnie prend en charge la fin du chantier où l'on compte notamment neuf importants viaducs. Après la pose de la voie, en septembre, des crues, dues à d'abondantes pluies, occasionnent un nouveau retard. Après contrôle des installations, par la compagnie et le PLM1, la ligne de chemin de fer « Bessèges-Alais » est mise en service le 1er décembre 18572.

En 1858, un second embranchement, plus modeste, fut réalisé de Robiac jusqu'au hameau de La Valette (Rochessadoule) par la Compagnie des mines, pour desservir notamment les mines et les tuileries3.

Le 9 août 1865, la Compagnie du chemin de fer de Bessèges à Alais signe un traité de fusion avec le PLM. Cette fusion absorption est approuvée le 10 février 18664.

Le matériel roulant:

    dans les années 1960 des locomotive diesel type 63500 ont tiré des voitures modernisées Sud-Est à essieux « trois pattes »
    au début des années 2000 avec l'achat d'autorails neufs de type X 73500[Quoi ?].

En 2010, le transport des voyageurs est assuré par des autorails TER. Le service voyageurs est assuré par trois aller-retour par jour à une vitesse qui est de 70 km/h sur un tiers et limité à 40 km/h sur le reste du parcours du fait de l'état de la voie. Il y a également un ou deux trains de fret par mois5.