Le crâne a été représenté par tous les artistes, des anonymes mosaïstes de Pompéi aux graveurs des danses macabres médiévales en passant
par les peintres hollandais de la Contre-Réforme, par Picasso, Van Gogh, Cézanne, jusqu'aux agents provocateurs de l'art contemporain,
dont Damien Hirst et son crâne ultime, serti de diamants.
Le crâne nous regarde de ses yeux béants, nous fait buter sur la question de la transcendance ou du néant.
Il est un miroir ô combien plus fatal que celui de la marâtre dans Blanche-Neige : " Miroir, ô miroir de ma finitude, serai-je donc ceci ?
" Oui, le crâne nous force à engager un dialogue avec nous-même ; lequel peut être teinté d'effroi ou d'humour noir, de religiosité ou d'ironie subversive.
La vanités ouvre des pistes ludiques, eschatologiques, poétiques, artistiques, scientifiques et littéraires. Il établit des correspondances visuelles inédites et stimulantes, Bref, il faut se moquer et dénoncer tous les clichés morbides attachés au crâne, au profit d'un hymne à la vie, à l'épicurisme, au carpe diem car, comme le dit Pascal dans ses Pensées, " il faut être toujours botté et prêt à partir « .
Extrait du "Livre des vanités" d'Elisabeth Quin

Vanité des vanités, tout est vanité. l'Ecclésiaste